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lundi 28 août 2017

Un rorqual trouvé mort sur une plage de la Gaspésie


Un petit rorqual, un type de baleine vivant dans le Golfe du Saint-Laurent, a été trouvé échoué sur une plage de Grande-Rivière, en Gaspésie.

C’est un internaute, Charles Fisette, qui a fait parvenir ces images à TVA Nouvelles via notre page Facebook. La tête de l’animal est gonflée sous l’effet des gaz résultant de la décomposition.

L’animal a été vu une première fois sur la plage mercredi soir, mais de nombreux appels ont été faits à Urgence mammifères marins, un organisme qui s’occupe de leur sauvetage. La carcasse du cétacé se trouve à proximité d’un camping, ce qui a contribué à la retrouver rapidement.

L’animal, une femelle, mesure environ 8 mètres de long et doit peser entre 8 et 10 tonnes, selon Josiane Cabana, porte-parole du Réseau québécois d’urgence pour les mammifères marins. La carcasse est entière et en relativement bon état.

On constate aussi des marques de cordage autour de la partie juste avant la queue du mammifère. Ces marques pourraient indiquer qu’il a déjà été victime d’une prise accidentelle. On ignore toutefois si c’est ce qui a causé sa mort.

Un danger pour la sécurité?
Les gaz accumulés dans l’animal, qui le gonflent, ne sont pas une source de danger pour les gens circulant à pied près du cétacé, assure Mme Cabana.

En se décomposant, les organes internes du mammifère créent du gaz. Le ventre de la bête, qui est en accordéon pour permettre son expansion lorsqu’il se nourrit, enfle alors, ce qui donne un aspect impressionnant à la carcasse.

«Ce n’est pas un risque si on marche sur la plage», explique Mme Cabana. Avec le temps, le gaz va s’échapper et la peau deviendra flasque.

 Tenter de percer la partie gonflée représente toutefois un risque. En explosant, la carcasse projetterait des matières en décomposition.

Les animaux doivent aussi être tenus en laisse près de la carcasse. Par exemple, les chiens pourraient être attirés par l’odeur et tenter de manger des parties de l’animal. Selon Mme Cabana, un chien qui avait mangé un morceau de béluga en décomposition serait tombé extrêmement malade.

La suite des choses

Dans les prochaines heures ou les prochains jours, des scientifiques passeront à Grande-Rivière pour effectuer des prélèvements, notamment de graisse et des fanons, qui servent à l’alimentation. Ces échantillons aideront à la recherche sur le régime de ces animaux et sur les contaminants.

Ensuite, le ministère du Développement durable, de l’Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques discutera avec la municipalité afin de savoir ce qui adviendra de la carcasse. Dans certains cas, elles sont laissées sur place, mais comme celle-ci est près de la civilisation et dégage une odeur nauséabonde, le petit rorqual sera fort probablement déplacé.

L’animal sera alors transporté dans un site d’enfouissement.

Vous avez aperçu un mammifère marin échoué?

La première chose à faire est de contacter Urgence mammifères marins au 1-877-722-5346. Quelqu’un répondra en tout temps et pourra ensuite transmettre rapidement des règles de sécurité à respecter et des comportements à adopter, que l’animal soit vivant ou mort.

Un bénévole sera envoyé sur les lieux pour constater la situation et organiser la suite des choses.

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