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mardi 25 octobre 2016

Le rapprochement Russie-Turquie va jusqu’à l’échange de renseignements

* En politique, il n'y a pas d'amis; il y a des partenariats et des opportunités!

Moscou et Ankara échangent désormais des données de renseignement. Leur rapprochement est inévitable suite à la montée de la tension au Proche-Orient et au refroidissement des relations entre la Turquie et les États-Unis.

La Turquie échange des données de renseignement avec la Russie et compte installer des missiles russes S-300 ou S-400 pour faire face au projet américain du Grand Moyen-Orient, a déclaré à Sputnik Erdogan Karakus, ancien commandant d'une base aérienne turque et ex-chef de l'Agence turque de l'aviation. « L'échange de données de renseignement, les entretiens sur la création d'un système de défense antiaérienne turc doté de missiles S-300 ou S-400, la permission d'effectuer des vols d'observation… tout cela témoigne de la montée de la confiance entre les deux pays. C'est inévitable. Nous comprenons que le projet américain Grand Moyen-Orient préoccupe la Russie tout comme la Turquie », a indiqué M. Karakus.

Selon lui, la Turquie se montre prête à nouer un partenariat stratégique, y compris militaire et politique avec la Russie.

« Rien n'empêche nos deux États d'établir un partenariat stratégique », a-t-il noté. Les rythmes d'évolution des relations entre les deux pays permettent d'affirmer qu'Ankara est en train de modifier sa politique extérieure sur fond de refroidissement des relations entre la Turquie et les États-Unis, d'après M. Karakus. « Malheureusement, la Turquie a interdit en février à une mission d'inspection russe le survol de son territoire dans le cadre du Traité Ciel ouvert. À présent, la situation a fondamentalement changé. Les inspecteurs russes effectuent leur vol au-dessus de la Turquie. C'est un signe important marquant le début d'une nouvelle étape des relations russo-turques », a noté le général à la retraite de l'Armée de l'air turque.

Conformément à une entente intervenue récemment entre le président russe Vladimir Poutine et son homologue turc Recep Tayyip Erdogan, la Russie fournit des données de renseignement qui pourraient servir à la Turquie lors de son opération Bouclier de l'Euphrate en Syrie. D'après Franz Klintsevitch, président du comité parlementaire russe pour la défense et la sécurité, cet échange de données n'est pas unilatéral, la Turquie ayant aussi commencé à fournir des données à la Russie. La Syrie, l'Iran et l'Irak participent également à cet échange d'informations.

Source:
https://fr.sputniknews.com/international/201610251028374226-russie-turquie-rapprochement-strategique/

2 commentaires:

  1. I promised myself25 octobre 2016 à 18:46

    Putin devrait quand même se méfier de la Turquie...du moins tant qu'elle est dans l'otan...

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  2. La citation suivante attribuée à Henry John Temple, dit Lord Palmerston, convient bien je trouve. On a qu'à remplacer le nom du pays par celui qu'on veut. Phrase passe-partout. :-)

    '' L'Angleterre n'a pas d'amis ou d'ennemis permanents, elle n'a que des intérêts permanents.''

    Corpus

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