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mercredi 16 septembre 2015

Voici une lettre qui a été envoyée récemment aux parents d'enfants qui fréquentent une école primaire catholique de Pennsylvanie

La lettre est signée par la directrice de l'école et elle introduit son message aux parents en disant que nous vivons dans un monde où les menaces terroristes font partie de la réalité du pays et à quel point il est important d'assurer la sécurité de leurs enfants considérant ces menaces.

Elle nomme ensuite les mesures qui seront prises si un événement X en lien avec la mise en garde nommée plus haut devait se produire.

La directrice définit, dans la suite, ce qu'est un "lock down" (confinement barricadé) et que cette situation d'urgence exige qu'aucune personne ne peut ni sortir ni entrer dans l'école à l'exception des policiers et des pompiers. Elle avertit qu'aucun parent ne pourra pénétrer dans l'école pour récupérer leurs enfants devant une telle éventualité.

Elle explique une autre option d'urgence qui est "shelter in place" (refuge sur place), où le "lock down" est toujours de mise. La mise à l'abris des enfants dans le gymnase de l'école sera effective en cas d'émanations chimiques [attaque] précise-t-elle.

La directrice va bien plus loin encore en exhortant les parents à fournir un sac d'urgence à leurs enfants contenant des denrées non périssables, de l'eau et quelques tissus et ce, d'ici le 18 septembre. Elle justifie cette demande en disant que les enfants pourraient être forcés d'être détenus pour quelques heures dans l'école. Le sac d'urgence doit avoir une grandeur de 1 gallon pour permettre l'entreposage des 400 sacs d'urgence et d'autres nécessités d'urgence dit-elle.

Elle va même jusqu'à suggérer aux parents de jeunes enfants de leur mettre un cahier à colorier ou un livre et aux plus vieux, un jeu de cartes pour passer le temps...

La directrice termine en remerciant la collaboration des parents dans cette "tâche difficile" et en leur disant qu'elle ne souhaite pas qu'un tel drame se produise même si c'est une probabilité.

Si cette école de Pennsylvanie a décidé de mettre de telles mesures de sécurité, j'aimerais savoir qui a initié ce plan d'urgence et combien d'autres écoles devront suivre ce même exemple. Est-ce que ce sont les services policiers qui ont des informations concernant de possibles attaques? 

Quand un parent reçoit ce genre de lettre, j'imagine que le sentiment d'insécurité doit l'envahir pendant quelques bonnes secondes...

Nous sommes rendus là.

1 commentaire:

  1. Le même genre d'exercice est réalisé en France. L'année dernière, le directeur de notre petite école de village (publique donc) avait dû établir un plan pour le confinement, ce qui a impliqué l'achat de matériel pour "confiner", des escabeaux etc et des denrées qui ont été jetées à la fin de l'année scolaire. Cette année, il ne sait pas encore quel plan pour quel type de scénario il va devoir plancher, l'inondation étant le plus classique.

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