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mercredi 17 juillet 2013

Les bases de données d'ADN nationales

Plusieurs pays à travers le monde procèdent à la collecte de matériel génétique de millions de citoyens au nom de la lutte à la criminalité et au terrorisme.  Parmi ces pays il y a les États-Unis, où la Cour suprême a récemment soutenu la collecte de prélèvements d'ADN de suspects lors de leur arrestation, et la Grande-Bretagne où la police a recueilli des échantillons de près de 7 millions de personnes, soit plus de 10% de la population.

Cette expansion des bases de données d'ADN détenues par des mains officielles alarme les défenseurs de la vie privée et certains scientifiques.  Des fuites récentes sur les programmes de surveillance des États-Unis ont démontré que les informations en ligne et que les communications électroniques ne sont pas confidentielles.  En sera-t-il de même pour les informations génétiques?  Les échantillons d'ADN qui peuvent aider à résoudre des vols et des meurtres pourraient également, en théorie, servir pour de nombreuses autres applications dont l'identification de la génétique de nos proches, notre susceptibilité à la maladie et la surveillance de nos mouvements.

Plus tôt cette année, Yaniv Erlich, qui dirige un laboratoire à l'Institut Whitehead pour la recherche biomédicale du MIT, a publié un article dans la revue Science décrivant comment il a pu identifier des individus et leurs familles à partir de données d'ADN anonymes à l'intérieur d'un projet de recherche.  Il lui a suffi d'un algorithme informatique, d'un site de généalogie génétique et de documents publics disponibles sur internet.

Le chercheur a dit que les bases de données d'ADN ont un énorme pouvoir positif pour lutter contre la criminalité et pour la recherche scientifique, mais il a aussi dit "notre travail montre qu,il y a des limites à la vie privée".

LES ÉTATS-UNIS ONT LA PLUS GRANDE BASE DE DONNÉES

Peu de gens sont en désaccord avec l'identification ADN pour attraper des criminels ou pour blanchir des innocents.  Des centaines de personnes condamnées à tort à travers le monde ont été libérées grâce à des tests d'ADN.  

L'agence de police internationale Interpol énumère 54 pays avec des bases de données d'ADN, dont l'Australie, le Canada, la France, l'Allemagne et la Chine.  Le Brésil et l'Inde ont depuis annoncé leur intention de se joindre au club, ainsi que les Émirats arabes unis qui ont dévoilé leur intention de construire la première base de données mondiale de toute une population nationale.

La plus grosse base de données est aux États-Unis qui détiennent des échantillons de plus de 11 millions de personnes soupçonnées ou reconnues coupables de crimes.

Suite à une décision de la Cour suprême en mai dernier, les forces de police ont le droit de prélever des échantillons d'ADN sans mandat sur des personnes qui sont arrêtées sans être reconnues coupables.  Les Politiques relatives à la collecte d'ADN varient d'un État à l'autre, mais plus de la moitié des États et le gouvernement fédéral prennent actuellement des prélèvements d'ADN après l'arrestation de personnes.   

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